mardi 11 juin 2019

Yom ashoa…le jour de la Shoa


Yom ashoa…le jour de la Shoa

 

Les gouvernements israéliens annoncent chaque année pendant les cérémonies de mémoires de la Shoa des hausses des indemnisations pour les survivants de la Shoah

Des gestes ont été fait en faveur du premier cercle des rescapés : ceux qui avaient survécu aux camps de la mort. Puis, c'est au deuxième cercle, ceux qui avaient fui pour échapper aux nazis, que se sont adressées les nouvelles mesures. Nathanyou le premier ministre israélien nous déclarait même ceci : "L'Etat d'Israël n'a jamais donné à ceux qui ont survécu à la Shoah l'attention et les ressources qu'il a mis dans la culture de la mémoire de ceux qui sont morts dans la Shoah".


Nous ne pouvons que nous féliciter de ce changement d'attitude des gouvernements d'
Israël. Il reste, néanmoins, que les mesures nous semblent toujours invariablement basses, aux regards de la situation des rescapés et de leurs contributions à la création de l'Etat d'Israël, bien insuffisantes. Car sur les 200,000 survivants, y compris ceux qui ont fuient l'Allemagne nazie, c'est aujourd'hui plus d'un quart qui vivent sous le seuil de pauvreté. Et si toutes les pauvretés sont inacceptables, la pensée, que ceux qui ont arboré l'étoile jaune ou porté le pyjama rayé, doivent, sur notre sol retrouvé, choisir entre leurs médicaments ou du pain est intolérable. Et si finalement une aide pour ceux qui ne recevaient aucune pension de l'Allemagne ou d'Israël a été fixée, il ne faut pas oublier non plus, que nous parlons de personnes ayant, le plus souvent, passé la barre des 80 ans. Mais les aides accordées ou les déclarations de bonnes intentions nous paraissent bien peu de chose, face aux vrais problèmes qui sont laissés en suspend pour des raisons politiques ou, plus graves, pour des raisons purement mercantiles.
Ainsi si l'allocation des indemnités aux survivants continue au rythme d'aujourd'hui, alors la plus grande partie des sommes allouées resteront dans les banques américaines après le décès du dernier rescapé. Interrogeons-nous avec lui... alors que 80% de ceux qui sont sortis des ghettos vivent en
Israël, pourquoi les critères et les décisions pour allouer les sommes dues aux rescapés restent le fait de quelques individus vivant sur le sol des États-Unis ? Mais sans traverser l'Atlantique, regardons chez nous et demandons ensemble au gouvernement d'Israël, que soit réglé le problème, les comptes ouverts par nos frères assassinés en Allemagne nazie et qui soixante-dix ans plus tard, restent irrésolus. Nous parlons pourtant de plus de 2,500 comptes qui ont été ouverts et si une partie de l'argent a été reversée, exigeons avec Madame Ruth Avraham, secrétaire générale de la société pour La restitution des biens aux rescapés et avec la Commission parlementaire de 2004 déjà !!!, sous le patronage de Madame la député Colette Avital, que soient restitués non pas 37 millions de shekel mais les 307 millions dus.
Interrogeons-nous aussi, avec les banques israéliennes, sur la raison pour laquelle les sommes qui arrivent d'Allemagne au début ou au milieu du mois sont reversées aux rescapés seulement à la fin du mois et sans les intérêts. Pourtant, un rapide calcul sur les dix dernières années nous montre que ce sont des dizaines de millions de shekel d'intérêt qui ne sont pas reversés aux ayant-droits. Enfin questionnons-nous, pourquoi faut-il chez nous que 17% des demandes d'aides de rescapés de la
Shoah restent sans réponses après 7 ans et que 58% d'entre elles ne sont traitées qu'après plusieurs années ?


Face à tous les défis d'
Israël, ce ne sont pas les négociations avec les palestiniens, la menace syrienne ou la bombe iranienne qui doivent nous effrayer. Dieu, soyons en certain, reste notre meilleur bouclier ! Notre véritable ennemi est en nous, dans notre perte d'humanité face aux plus démunis. N'oublions pas pourtant, que c'est grâce à ses hommes et ses femmes courbés par le temps, que nous sommes debout aujourd'hui sur notre terre, rescapés des camps, qui sortis de l'horreur de l'enfer, ne représentaient plus en 1948 que la moitié des forces qui combattirent pour l'Indépendance de notre pays. Alors pourquoi ce silence sur la situation des rescapés pendant le reste de l'année?

Quelle grande question, que la question du silence. Car le silence est aussi un message. Il peut être aussi une invitation à la réflexion. Il peut exprimer aussi un contrôle sur soi, lorsque par exemple il s'agit de dénigrer l'autre. Mais alors au lieu de construire, il devient objet de malaise, de séparation, de division, le silence alors crée la discorde. Car des silences deux sont à retenir: le silence de la tourmente, du souci de l'autre, mais alors il n'est silence qu'extérieur car la pensée continue son processus, ou le silence qui par sa capacité à raturer, effacer, nier tout ce qui pourrait venir troubler sa propre construction, veux déconstruire le ressentir de l'autre et annihiler une autre pensée. Ce silence-là est vide.

J'espère que notre silence toute au long de l'année, envers nos ainés rescapés est le silence de la réflexion et du souci de l'autre.

 

jeudi 18 avril 2019


Israël, corrompu?

Chaque année, est publié son " indice international de la corruption" qui examine la situation dans 180 pays…. Quel est le pays qui est en première place? Et où se trouve Israël?

Cet indice nous donne un signe de notre situation en matière de corruption par rapport aux autres états.: son calcul est fondé sur le niveau de confiance du public dans les systèmes gouvernementaux et sur la façon dont la société civile perçoit l'intégrité des dirigeants du pays.

L'index, qui a été publié depuis 1995, est édité par l'organisation internationale de transparence, qui a une filiale en Israël, dirigée par le juge à la retraite Nili Arad. L'index est constitué des réponses à une longue liste de questions et d'informations recueillies par des moyens numériques et physiques auprès de divers instituts de recherche, en utilisant des systèmes d'analyse analytique, de collecte de statistiques et d'autres systèmes intelligents.

Les éditeurs de l'indice évaluent les questions auxquelles chaque institut de recherche doit répondre. Parmi les questions posaient nous trouvons entre autres:

Comment les chercheurs voient-ils le niveau de corruption dans le secteur public? Ont-ils rencontré des cas où des personnalités publiques ont abusé de leur pouvoir et de leur autorité? Les personnalités publiques sont-elles poursuivies pour corruption? Les personnalités publiques utilisent-elles correctement les fonds publics ou utilisées illégalement? Utilisent-ils la fonction publique pour leur bénéfice personnel, sans en subir les conséquences? Y a-t-il du népotisme dans le secteur public? Une protection juridique est-elle accordée aux lanceurs d'alerte dans le secteur public et aux chercheurs qui mettent en garde contre de tels incidents? Quelle est la liberté de la presse dans le pays? enfin quel est le degré de protection des droits civils et l'accès des militants de la société civile à l'information dans la sphère publique?

 

Alors dans toutes ces questions où se situe Israël?


Israël est classé dans l'indice, en 2017 a la 32e place parmi les 180 pays (la première place étant la moins corrompue), avec un score de 62, Israël a chuté de la 28ème place dans 176 pays en 2016, avec un score de 64. Sur les 35 pays de l'OCDE, nous sommes classés 23ème. Le classement d'année en année ne change pas vraiment.

Mais dans cet indice il faut bien retenir que la détermination du niveau de corruption, repose sur la confiance du public dans les systèmes gouvernementaux et sur la façon dont la société civile perçoit le degré d'intégrité des chefs d'État.
En outre, la corruption est fonction du niveau de transparence. Dans l'ère numérique dans laquelle nous vivons, la transparence est un point central pour juger de la corruption d'un pays, l'opacité étant le nuage qui permet de franchir les lignes du droit et de l'honnêteté.

 

En vérité l'indice présenté n'est pas vraiment un indice de corruption, et ce n'est même pas un sondage d'opinion publique; Il s'agit plus d'une série d'enquêtes examinant les perceptions de la corruption des experts, des hommes d'affaires et des économistes.

Au contraire dans un contexte israélien ou les affaires de corruption poursuivent d'autres affaires de corruption impliquant des députes, des maires, des ministres et premiers ministre, le sentiment et l'actualité faussent la réalité d'Israël.

Les affaires de corruption dénaturent une comparaison juste avec les autres pays: en effet Israël est un des seuls pays développés qui n'hésite pas à mettre en prison des présidents, des ministres de l'économie ou des députes. Les affaires Cahusac, Chirac ou Sarkozy nous montrent bien la frilosité des autres pays par rapport à Israël à mener.
Poser la question dans ce contexte d'un sentiment de corruption en Israël est trompeuse. Et la réponse à cette question est: Non. Israël n'est pas un pays corrompu.

Entendons-nous bien, ce n'est pas un pays corrompu par rapport à d'autres pays dans le monde Le fait même que les politiciens soient si interrogés, poursuivies et parfois même condamnées à des peines de prison est une preuve de la force du pays.


La vraie question de la corruption…

 

Mais la question de savoir si l'État d'Israël est corrompu ou s'il est corrompu par rapport à d'autres pays n'est pas la question importante. La question qui nous préoccupe est de savoir s'il existe de nombreux actes de corruption en Israël? Hélas la réponse a cette question est Oui.

Israël est devenu un pays avec une corruption, à presque tous les niveaux, dans tous les domaines de la politique et du gouvernement. Partout elle est présente, dans les villes, les villages, les ministères, les entreprises publiques…au coin de chaque rue et dans chaque maison. Le potentiel de corruption est également important: Israël n'a pas de constitution, pas de frontières claires, sa société est hétérogène, la libéralisation forte a miné la sphère publique, la concurrence sauvage qui a été voulu par nos dirigeants, les écarts de revenus intolérables qui ont été doucement mais surement établis, les inégalités de plus en plus grandes, sont la source de cette corruption qui désole les citoyens.

Cette corruption-là, dont la base est l'inégalité dans tous les domaines devrait nous inquiéter. Elle gangrène Israël jour après jour. C'est pourquoi il est urgent aujourd'hui de s'occuper du coût de la vie, de faire des réformes dans la fonction publique, de réduire la centralisation et les monopoles. Il faut d'urgence rétablir la confiance en renégociant les décisions concernant l'énergie et le gaz; il faut changer profondément le système électoral, ce système des partis qui conduit à la corruption et non à une véritable représentation du public. Faire ces reformes deviennent de plus en plus urgentes, pour l'avenir du pays, l'avenir de nos jeunes, mais aussi et surtout pour ce rêve millénaire qui nous a fait revenir chez nous, non pour construire un pays ou quelques nantis dicteraient leurs lois sur une population de plus en plus exploitée, mais pour rétablir notre lumière et offrir un autre mode de vie et de pensée.

 

Netanyahu: Le "che" de l'histoire économique d'Israël.

Netanyahu: Le "che" de l'histoire économique d'Israël.
 
Chaque pays fabrique ses icones, ses Guérillero Héroïco. (Guérilléros héroïques), ceux par qui la révolution s'est faite. Ceux qui ont façonné l'histoire de leurs pays. Peu importe s'ils ont été des tortionnaires, des dictateurs, ou des hommes de courage. Ce que retient l'histoire, c'est leurs empreintes. Cuba a son Ernesto Guevara, le célèbre Che. La France a entre autres le général De Gaule. La Grande Bretagne a son " Churchill" et sa Madame Thatcher. Israël depuis sa création a érigé Ben Gurion comme le petit père du peuple. Il lui manquait un héros, celui de la révolution économique. Notre "che ", sera à n'en pas douter notre premier ministre Netanyahu. Si dans les dernières années qu'il lui reste il aura le courage de faire une dernière révolution.
 
La première révolution de Netanyahu
 
Arrivé au pouvoir en 1996, il a été,  à 47 ans, le plus jeune chef de gouvernement de l’histoire du pays. Il détiendra plus tard le portefeuille des Finances qu’il conservera jusqu’en 2005. Pour enfin depuis 2005 détenir les clefs du pouvoir. C'est dire que notre premier ministre a depuis 1996, posé d'abord les premières pierres de la révolution économique d'Israël, pour depuis continuer dans ce tournant libérale qui a littéralement transfiguré le visage d'Israël. 
Il a su au bon moment alors que le pays ne devenait déjà plus une économie agricole, à le lancer vers ce grand défi d'une économie essentiellement basée sur le high-tech.  Faisant passer Israël, dès la fin des années 1990, d’une économie quasi-communiste à une économie libérale. Il a introduit par la concurrence, par une politique d'ouverture économique cet esprit qui est notre force d'aujourd'hui:  une force de l’innovation qui s’est construite grâce à l’élasticité des entreprises, à la souplesse budgétaire et aidé il est vrai, aussi grâce à l’immigration, en particulier ; celle de Russie.
Il a donné naissance à cette économie libérale, qui n'attendait avec le génie juif, que l'homme qui serait briser les chaine d'un socialisme éculé. Réalisant alors l'improbable: transformer un pays moulé à l’origine par une idéologie socialiste, et dirigé par un Parti travailliste et son aile syndicale, la Histadrut, qui furent ceux qui marquèrent la vie politique et la vie économique de 1948 à 1990.
Des 1996 le premier acte de Netanyahu, jeune premier ministre fut de fermer le ministère de l'économie, ministère alors plus de "planification" que de l'économie, orientant les politiques vers un allègement radical des dépenses de l'état.  Mais c'est Netanyahu, alors ministre des Finances du premier ministre Ariel Sharon et non premier ministre, qui accéléra la révolution économique d'Israël. D’une croissance négative depuis deux ans, avec un PIB en baisse de 7%, un taux de chômage de 11%, et un ratio "dette / PIB" de 103%, Netanyahu va non seulement renverser la tendance, mais éteindre à jamais ses voyants négatifs. En plafonnant pendant trois ans Les dépenses publiques, en réduisant l’impôt sur le revenu de 64% à 44 %, celui sur les sociétés de 36% à 18 %, en augmentant l’âge de la retraite de 60 à 64 ans pour les femmes et de 65 à 67 pour les hommes. 
Une véritable révolution pour Israël, révolution passé un peu inaperçu, et qui pourtant a changé le visage du pays.
Netanyahu a créé un tremblement de terre économique. Israël est passé en quelques années d’une économie en retard à une économie qui a dépassé sur bien des points certaines économies européennes. Tous les indicateurs sont aux verts.
 
La deuxième révolution en attente: un défi pour Netanyahu.
 
Mais si tous les voyants économiques sont aux verts, une certaine partie de la population a payé au prix fort, la libération économique. Cette population est dans le rouge. Ainsi cette liberté économique, dans un pays aussi petit qu'Israël a créé des zones économiques monopolistiques, où quelques familles et quelques dix grands groupes contrôlent les activités économiques essentielles, qui génèrent des profits souvent excessifs.
Ainsi le coût de la vie est devenu au fils des années bien trop cher. Et si Le prix de la nourriture est presque de 20% plus élevé que dans les pays de l'OCDE, le logement lui est devenu quasiment inabordable pour les jeunes ménages.  Seulement Trois distributeurs se partagent 60% de la grande distribution. La nouvelle prospérité d'Israël n’est pas partagée par toute la population.
Il faut aujourd'hui davantage d’intervention publique. Il est urgent de redistribuer les bénéfices de la révolution libérale de "Bibi', vers les secteurs qui doivent assurer l'avenir du pays. S'il ne s'agit en aucun cas de revenir à un socialisme, il est impératif de redéfinir nos priorités.
Il faut stopper d'abord ce désengagement systématique social de l’État. Il faut mettre un terme à cette politique menée jusqu'ici et qui réduit au maximum la dépense publique qui, se situe dix points de PIB en dessous de la moyenne de l’OCDE. Car c'est à une fracture sociale entre des riches ou aisés et les autres que nous assistons depuis des années. La révolution que nous attendons de notre premier ministre aujourd'hui est sociale. Une révolution dans l’éducation, qui quelles que soit les politiques économiques reste le moteur de l'avenir du pays. Tout l'effort budgétaire doit être dirigé dans ce secteur. Au risque de voir des formations insuffisantes, des professionnels non renouvelés…enfin une perte de ce qui fait la force économique d'Israël: ces cerveaux.
C'est à ce courage qu'il faut appeler notre premier ministre. Car cette première révolution libérale qui nous a rendu très puissante, est devenu une idéologie en forme de religion. Elle est largement responsable hélas, aussi des dégâts actuels.
 
Pour rentrer définitivement dans l'histoire de la nation juive, Netanyahu doit offrir à ces citoyens cette deuxième révolution. Elle devra s'axer sur les trois zones sombres de l'économie : l'éducation, le logement, la pauvreté. Alors il deviendra le "che" d'Israël, le Guérillero Héroïco, notre Mao "zitoun".

dimanche 17 juin 2018

La lutte contre le blanchiment d'argent continue…

Budget: la fin de la roue libre?


Le budget de l'état est voté!  Israël aura donc pour 2019 les moyens financiers pour engager la politique du gouvernement. Ce budget se monte à 479 milliards de shekel.  L'état d'Israël est depuis longtemps un pays riche. Depuis des décennies malgré les discutions intenses au sein du gouvernement le budget de l’état reste marqué par ce que j'appelle " la roue libre". Cette roue libre est la politique économique fixée par le premier gouvernement de Netanyahou dans la fin des années 90, et qui depuis, gouvernements de gauche ou de droite confondus, a été adoptée: Cette roue libre est cette axiome qui dit aux citoyens israéliens:  moins il y a d'interventionnisme de l'état et mieux l’économie se porte. Peut-être…... Pour ceux qui sont diplômés, aisés, ceux qui sont du centre. Non pour les autres. Non pour les faibles, les déportés de la Shoa, les retraités, les étudiants, les enseignants du primaire. Le passe est laissé de côté face aux impératifs de la coalition. Les jeunes aussi semblent depuis plus de dix ans n'être pas la priorité de nos politiciens. Ce budget 2019 souffre aussi de cette maladie propre à Israël: il faut impérativement couper les dépenses : chaque ministère devra donc trouver ou économiser à hauteur de 4% de son budget.

Nous devons nous interroger sur cette politique de la roue libre tirée de la fin des années 90 et début 2000, à un moment ou l’économie israélienne se porte très bien, ou chaque année, nous avons depuis presque cinq années consécutives un excédent des collectes d'impôts sur les prévisions. Pour l’exercice 2017, le ministère des Finances l’estime à plus de 10 milliards de shekels. En 2016 ce surplus était de 6 milliards de shekels et plus de neuf milliards en 2015………

Alors même, aussi que le coût de la vie est devenu au fils des années bien trop cher. Et si Le prix de la nourriture est presque de 20% plus élevé que dans les pays de l'OCDE, le logement lui est devenu quasiment inabordable pour les jeunes ménages et 33% des enfants vivent sous le seuil de pauvreté.

 

Pourtant ce budget 2019 interpelle

 

D'abord parce qu'il met fin à un tabou vieux de dix ans: celui de baisser de façon constante et systématique l'objectif du déficit budgétaire. Pour 2019 celui-ci ne sera pas de 2.9% mais de 2.5%. En clair le gouvernement s'offre une marge de manœuvre plus important de dépassement du budget, de plus de 3.4 milliards shekel. Il faut espérer que cette nouvelle donne ne sera pas temporaire mais clairement faisant parti de la politique économique des prochains budgets., alors même que la dette de l'état hébreu s'élève à 60% du PIB. Cet objectif financier était prévu pour 2020 mais il a été atteint dès la fin de 2016. A Titre de comparaison la dette de la France a dépassé le seuil des 2000 milliards d'euros, soit 95.1% du produit intérieur brut.

Ensuite, parce que nous sentons le vent d'une prise de conscience.  Le ministre des finances en est-il la source ? ou bien nos politiciens commencent à comprendre que la corde de la fidélité des citoyens à notre état risque de se rompre….

En effet, des parties du budget sont consacrées de façon explicites a l'amélioration du niveau de vie des jeunes et des citoyens des classes moyennes. Avec près d'un milliard et demi alloué au programme du ministre des finances " tohnit Neto"…  (Programme net) : Ce programme comprend des avantages en nature, comme des aides pour les jardins d'enfants pour les couples dont les deux travaillent ou encore des points de bonus donnant des baisses d'impôt. Enfin ce programme dont le but est d'apporter comme son nom l'indique plus de "net" dans le budget des familles, inclus aussi la réduction de droit de douanes sur les téléphones portables, les vêtements des enfants par exemple.

Ce budget 2019 consacre aussi près de 750 millions de shekels pour des aides aux travailleurs aux faibles revenus, 602 millions pour des subventions pour les jardins d'enfants…. Pour la première fois aussi, le ministère ayant le plus gros budget n'est plus le ministère de la défense, mais celui de l'éducation avec "seulement" 55 milliards contre 57 pour le second………révolution?

Bien sur ce n’est hélas pas encore suffisant ……… en effet plusieurs points de ce budget inquiète. D'abord c'est cette constatation non dite: les olims n'intéressent plus l'état d'Israël.  Pour la énième années consécutives le budget du ministère de l'intégration est imputé.   Pire encore le célèbre "sal kilita" le panier d'intégration ne sera plus donné pour les olims dont les biens sont au-dessus de 500 milles shekels…alors même que les "réserves" du budget sont accréditées eux d'une augmentation.

Insuffisant parce que même si nous sentant un léger changement. Les bonnes habitudes restent tenaces: le budget de la défense grandit encore, la politique d'une journée longue pour les écoles est remise a dans quatre ans, c'est dire qu'il semble enterrer. Enfin sont oublies ou mal lotis encore les déportés, les personnes âgées…le salaire des institutrices….

Notons enfin un point important, auquel nous consacrerons un prochain article, celui de la lutte contre le blanchiment d'argent. Faisant parti de la brigade financière, plus de 850 millions de shekels seront consacrés en 2019 à la lutte contre "l'argent sale" et la limitation de l'utilisation du liquide pour presque toutes les transactions….

Prions pour qu'enfin le budget de l'état soit dans l'avenir comme on le pressent aujourd'hui plus proche de la vie des citoyens. Car les politiciens ne doivent pas se tromper: la société n'est rien d'autre que la combinaison d'individus qui ensemble, par leurs efforts, contribuent à la construction sociale.

La société n'existe nulle part ailleurs que par l'action d'individus humains. C'est s'abuser que de la chercher hors des actions d'individus. Parler d'existence autonome ou indépendante de la société, de sa vie, de son âme, de ses actions, c'est faire une erreur grossière, qui ne peut mener à terme qu'a la colère des habitants du pays, au désespoir de nos jeunes et a l'instabilité que notre pays ne peut se permettre.

lundi 15 janvier 2018

Faire de la guerre un combat pour la paix

Faire de la guerre un combat pour la paix
 
 
            Aout 1914. Débutait la fin d'un siècle de paix en Europe. La première guerre mondiale commençait, accompagnée de la Révolution industrielle avec ses méthodes de production de masse, l'emploi de nouvelles armes et surtout le début des technologies de guerre. Le "progrès scientifique", rendant cette guerre comme l'une des plus cruelles et brutales dans l’histoire de l'humanité.
A Nietzsche, qui considérait qu’une "bonne guerre justifie n’importe quelle cause", Israël répond aujourd'hui qu'une cause juste justifie une guerre, mais pas n'importe quelle guerre : seulement une guerre juive.
Là où la technologie a apporté la "boucherie", là où les terroristes du Hamas comptent leur "héroïsme" au nombre d'enfants assassinés, Israël nous apporte, aujourd'hui, avec la précision de ses attaques, l'adresse de son système de défense avec "le dôme de fer", une nouvelle conception de la guerre : la guerre juive. Une guerre où la communication, les serveurs, le stockage des données, les véhicules et les soldats, branchés aux systèmes intranet, font du champ de bataille un lieu certes toujours cruel, mais qui laisserait de plus en plus de côté les populations civiles pour se focaliser sur cette chirurgie qui consiste à éliminer le terroriste.
Tsahal lance bientôt sa jeep " Hammer ", a la frontière du Liban, sans chauffeur, contrôlé à distance. Les essais dans la base secrète près de richon letsion, ville côtière Israélienne ont données entière satisfaction à l'armée. Enfin les nouvelles tenues de nos soldats les feront ressembler dans un proche avenir à des "robocops" sophistiqués.
En ce sens, l'opération "Colonne de nuées", plus que n'importe quelle opération jusqu’à aujourd'hui, a en son temps ouvert une nouvelle conception de la guerre.
Elle a apporté une première révolution : à plus ou moins long terme, les missiles "sol-sol" ne feront plus leur travail. Le dôme de fer, prouvant son efficacité de jour en jour, place les pays arabes et certains comme l'Iran dans une époque moyenâgeuse. Il fait du terrorisme d'Etat et des bandes armées du Hamas de Gaza, des pantins désarticulés s'acharnant à envoyer des missiles, qui  ne seront de plus en plus que de simple feu d'artifices dans le ciel.
 
Mais qui plus est, l'opération va permettre à Israël, et cela grâce aux terrorismes de Gaza d'exporter la guerre juive vers les autres pays. Guerre technologique, presque virtuelle, où les officiers et les soldats seront, dans les frappes données aux ennemis, en situation de presque "simulation". Nouvelle guerre, où l'Etat hébreu, par ses systèmes informatiques, ses logiciels incontournables, ses nouvelles techniques, met déjà fin aux combats traditionnels. Et si Israël est devenu un des plus grands exportateurs d'armes du monde, paradoxalement ce n'est pas la guerre qu'elle exporte, mais un nouvel art ancien qui redevient à la mode : la dissuasion.
 
Et si le système antimissile "dôme de fer" a coûté à Israël plus de deux milliards de shekel, grâce aux terroristes du Hamas, il rapportera à l'Etat hébreu bien plus. Déjà, l'Inde se dit intéressé par ce système qu'il nomme "David's sling". Car ce ne sont pas des hélicoptères, des avions de chasses, des bombes qui constituent l'exportation militaire d'Israël mais plutôt de l'intelligence.
Génie que représente le système Awacs monté sur les avions russes, qui a permis de vendre pour plus de dix milliards de technologie à l'Inde, Brio encore, les radars el/m-2083 ou les missiles intelligents comme Barak 8 ou les simulateurs, vendus par la Société Raphaël. Prodige, le système satellitaire optique à haute résolution pour l’observation de la Terre, dénommé Optsat-3000, réalisé en Israël par Israël Aerospace Industries et vendu à plus de deux cent millions de dollars, qui permet de frapper les objectifs grâce à des images dont la précision atteint 50 cm. Enfin, talent, les avions Gulfstream 550, qu'Israël Aerospace Industries transforme en très sophistiqués avions de guerre. Dotés d’appareillages électroniques les plus avancés et reliés à six stations terrestres, ces G-550 modifiés sont capables de voler à 12 000 mètres d’altitude avec un rayon d’action de 7 000 kms. Ils sont devenus aujourd'hui le fer de lance d’un système de commandement et de contrôle pour les attaques sur des de scènes de guerre éloignées.
Car ce que nous retiendrons des décennies de guerre entre Israël et les pays arabes, c'est cela avant tout: l'intelligence, l'humanité et le courage d'Israël face à la lâcheté, la brutalité et la bêtise de nos ennemis. Souhaitons malgré tout que la paix permette aux israéliens de consacrer leurs capacités non à la pratique de la guerre, mais au bonheur des hommes. 

Le coran et l’islam, sonnent l'hallali du développement économique.

Le coran et l’islam, sonnent l'hallali du développement économique.
 
Tunis 2011, le peuple dans la rue, entame ce qui semble être la nouvelle révolution arabe. Tunis 2018, le printemps arabe n'a rien changer. Les états dominés par l’islamisme et le coran continuent de développer la pauvreté et la corruption.
Alors, pourquoi les pays arabes ont pris à ce point du retard dans le développement et l'avancée humaine?
Personne, en effet, ne peut aujourd'hui contester que le monde arabe est très loin de l’Occident et des pays riches. Mieux même, les pays comme l'Arabie saoudite, le Koweït ou l'Iran, riches depuis des décennies en pétrodollars, n'ont su que cultiver la violence, la terreur, l’injustice et la pauvreté au sein de leurs populations.
Dans des rapports publiés par l’ONU, plusieurs intellectuels arabes reconnaissent que le développement du Moyen-Orient a été entravé par un déficit de liberté et de connaissances, propre à l'islam. Ces rapports, pointent des chiffres pour le moins affolants, avec un taux d’alphabétisation des adultes qui dépasse à peine 50%, des dépôts de brevet scientifique frôlant le zéro dans la dernière décennie et des indicateurs économique et de croissance qui affichent des résultats peu reluisants.
Pour la plupart des économistes, le principal responsable de la situation n’est autre que l’islam. « On ne peut pas comprendre la performance économique de ces nations sans la mettre en rapport avec la foi et la culture musulmanes », nous écrit, par exemple, l’historien de l’économie David Landes dans son livre « Richesse et pauvreté des nations ». Selon lui, le monde islamique de par ses règles et ses lois a rejeté les nouvelles inventions et écarté « les nouvelles connaissances et les idées modernes, soupçonnées de véhiculer des hérésies ». Pour Bernard Lewis, de l’université Princeton, l’influence de l’islam est si envahissante qu’elle empêche de nombreux Etat arabes de s’interroger sur les vraies raisons de leur retard. « Toutes les réponses apportées sont religieuses… Si les choses vont mal, nous sommes punis par Dieu pour avoir abandonné le droit chemin », écrit-il dans son livre « Que s’est-il passé ? » (2002).
 
Le peuple juif, lui a montré, tout au long de son histoire, une quête et un respect du savoir, sans commune mesure avec le pourcentage de la population qu'ils représentaient. Le judaïsme a, ainsi, apporté au monde plus d'une trentaine de prix Nobel, de nombreux penseurs, philosophes, écrivains et savants. Dans de nombreux domaines, ils se sont intégrés à la société en contribuant au développement des idées.  La dimension juive de la religion est d’autant plus intéressante qu’elle met à mal deux mythes : le premier, celui du mythe de l’homo-œconomicus, cet homme-économique froid et calculateur, guidé par des intérêts égoïstes et par l’appât du gain. Le second, le mythe de l’"homo-religiosus", l’homme croyant, qui serait un individu statique, du passé, étranger à l’innovation, voire superstitieux et d’une rationalité quelque peu limitée, (très cher à l'islam).
C'est l'esprit économique du Talmud dans son enveloppe diasporique, qui a donné une vitalité, un message, qui va enrichir le trésor commun de l'humanité. Cet esprit va alors alimenter, en prenant sa juste place auprès des nations, l'évolution de la pensée économique et contribuer par la richesse de la pensée talmudique au développement de l'économie moderne.
 
le livre de Patrick Cabanel, "Juifs et Protestants en France, Les Affinités électives XVIe-XXIe siècle[1], suscite l’intérêt, lorsqu’il met en lumière la proximité croissante des étroites minorités françaises protestante et juive, de la Révolution[2] jusqu'au milieu du XXe siècle. Il constate une évolution comparable des deux communautés : "les deux minorités, sans doute parce qu'elles sont avides d'intégration et de reconnaissance, occupent progressivement une place éminente dans la vie politique, administrative, culturelle, financière et économique".
Le travail représente, dans le judaïsme une glorification de Dieu, qui a l'inverse de l'islam replace, l'homme au centre de la Création et dès lors va encourager le travail et l'industrie. En faisant de chaque Juif son propre rédempteur, l'auteur de son propre salut à chaque instant et en tout lieu, exubérant l'activité, la richesse et le travail.  Contrairement au mépris que certains philosophes tenaient le travail physique[3], le judaïsme va élever, exalter, la portée du travail. Le dogme juif du travail prend comme point de départ cette affirmation : "C’est à force de peine que tu tireras de la terre ta nourriture, tous les jours de ta vie… C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain"[4]. Ce travail qui, selon le Talmud[5], fut, bien qu’imposé à l’homme, accueilli de bon cœur par celui-ci. "Aime le travail", poursuit encore le texte des Pirke Avoth, pour nous dire que le travail, plus qu’une formalité, est cet effort nécessaire pour que la vie humaine acquière toute sa grandeur et sa valeur. Talmud, qui tout au long de ses écrits, porte notre attention sur ce travail comme condition indispensable de la bénédiction divine[6].
 
D'ailleurs, La révélation d'un Dieu unique participe à cette nouvelle découverte, celle d'un monde inachevé où la nature a été donnée aux hommes pour que ceux-ci s'y installent et y prospèrent. Ce monothéisme porte en lui la fin du fatalisme et la découverte de l'individualisme, de cet homme responsable de son destin où l'action humaine prendrait toute sa place. Ce monothéisme, une première fois exprimé, donne à l’homme sa dignité. Le libre arbitre qu’il reçoit le rend responsable de ses actes, homme libre, condition primordiale de son ascension spirituelle, mais aussi matérielle. Cette liberté, qui est la première caractéristique de l’homme créé par Dieu, l’homme formé à l‘image du Créateur, reçoit la liberté d’esprit de choix et s’élève, par de là même, au statut d’individualité souveraine.
Ainsi, lorsque, selon le texte, Dieu se révéla aux Hébreux, c’est par cette proclamation qui demeure toujours la charte de la morale universelle : "Je suis l’Éternel ton Dieu, qui t’ai délivré du pays d’Égypte, de la maison de l’esclavage". En se faisant connaître des hommes, Dieu, Libérateur, remet entre leurs mains les présents les plus précieux, la liberté individuelle et la liberté nationale, sans lesquelles rien n’est possible, et tous les matins, l’Hébreu, homme libre, remercie dans sa prière Dieu par ces premières paroles : "Merci de ne pas m’avoir fait esclave".
Le monde arabe plus que jamais se doit aujourd'hui pour prendre enfin le train de la modernité et se tourner vers le peuple juif et Israël. Le discours de Mahmoud Abbas, truffé d'inexactitudes et de mensonges, face à un rapprochement de pays musulmans d'Afrique et du moyen orient vers l'état Hébreu, ne sera espérons-le pour le monde arabe que les élucubrations d'un vieux terroriste qui regarde le monde barbare qu’il a voulu tant construire s'écrouler.
 
 


[1] Paru aux éditions Fayard.
[2] Qui marque leur émancipation commune.
[3] Aristote, Lycurgue
[4] Genèse 3,18.
[5] Section Pessahim 118 a.
[6] Texte dans Berahot 17 a, kidouchine 30 b ou Midrashim, Deutéronome, 14, 29.